Blog du Dr Paul BARBE

Tout un programme…

 Ce blog a pour unique modeste ambition, dans la mesure de mes moyens et de mon temps, de faire le point sur une médecine qui avance à grand pas, parfois trop vite, parfois pas assez. 

De faire la part des choses entre le concret et le farfelu, mais aussi de rappeler quelques évidences que l’on a parfois tendance à oublier.
Bonne lecture.  

La médecine morphologique répondra à votre demande de:

  • médecine esthétique,
  • nutrition et micronutrition,
  • prévention de l'âge et du viellissement.

 

 

Nous adhérons aux principes de la charte HONcode de HON 

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La médecine morphologique vient en 2007 d'acquérir ses lettres de noblesse par la reconnaissance  par le Conseil National de l'Ordre des Médecins du Diplôme Inter-Universitaire de Médecine Morphologique et Anti-âge délivré par la Faculté de Médecine de Paris13.

 Ce diplôme est votre garantie de consulter un praticien ayant bénéficé d'un formation rigoureuse en soins esthétiques et médecine anti-âge, mais aussi du respect d'une éthique médicale.

La médecine morphologique est une médecine d'écoute, d'observation, de synthèse, de propositions de soins ou de gestes esthétiques, de prévention. C'est une médecine jeune dans sa conception, précise et professionnelle dans l'examen du patient, d'avenir dans son projet.

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De ce fait ce Blog est déstiné à tous, Médecins et Patients curieux de ce qui nous entourent 

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Nutrition

Dimanche 2 avril 2006

« J’ai repris tout ce que j’ai perdu »

« Et encore plus »

 

Combien de fois ai-je entendu ce discours de mes patients, et parfois même de confrères.

Mais pourquoi la diète protéinée a-t-elle si mauvaise presse ?

 

Tout simplement parce qu’elle marche trop bien !! Voila le mot est dit.

 

Mais alors comment est ce possible ?

 

Parce que maigrir n’est, le plus souvent, pas très compliqué. Il suffit en effet de ne rien manger !!!  Étonnant hein ?

 

C’est un des principes de la diète protéinée ou les sachets, malgré ce que les gens croient, ne font ni maigrir ni ne sont des coupes faims (berk !).

Non les sachets sont uniquement la pour éviter une fonte musculaire pendant le régime.

 

Oui mais alors pourquoi regrossit on après ?

 

Si, une fois qu’on a atteint l’objectif fixé au départ, on ne change pas ses habitudes alimentaires, les mêmes causes produisant les mêmes effets on va inéluctablement regrossir. Comme on aurait continué à grossir si on n avait pas fait de régime !!

 

Voila pourquoi la phase de stabilisation est la partie la plus importante du régime et voila pourquoi il est indispensable si l’on souhaite maintenir son poids, sans se priver toute sa vie, de changer ses habitudes. Le mot est lâché j’y reviendrai dans un prochain article.

Par Dr Paul Barbe
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Lundi 3 avril 2006

Quel sera le régime miracle de cet été ?

 

La question que tout le monde se pose en ce moment…

 

Après avoir ingurgité la soupe aux choux,

Après avoir  dévasté les champs d’ananas,

Quel va être le prochain régime miracle cru 2006 ?

 

Le tout pates ? Le tout riz ? Allez savoir !

 

Le pire c’est que cela marche !!!

Et c’est bien normal car pour maigrir il suffit de moins manger alors pourquoi pas les aberrations du dessus. Malheureusement tout n’est pas si simple au royaume de la diététique. D’abord ce type de « régime » va entrainer de grosses carences nutritionnelles et micro nutritionnelles extrêmement délétères pour l’organisme à plus long terme.

 

Mais surtout comme à la fin on ne change pas ses habitudes, inévitablement dès la fin de l’été tout sera repris entrainant échec et frustration.

Par Dr Paul Barbe
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Lundi 24 avril 2006

 

Leur consommation augmente les concentrations plasmatiques d’alpha tocophérol

 

 

La consommation d’amandes entraîne une augmentation notable de la vitamine E (alpha-tocophérol), anti-oxydant puissant. C’est ce que révèle une étude publiée dans le Journal of the American Dietetic Association (2005;105:449-54). Ce travail a porté sur16 sujets. Il montre que chez des individus suivant un régime enrichi en amandes (20 % de l’apport calorique total, ce qui représente une ou deux poignées d’amandes par jour), l’apport global d’alpha-tocophérol (vitamine E) augmente en moyenne de 18,7 %. Les personnes qui remplacent 10 % de leur apport calorique total par des amandes voient leur taux de vitamine E augmenter de 13,7 %. Ainsi, l’incorporation d’amandes au régime alimentaire a aidé les sujets à atteindre l’apport journalier recommandé de 15 mg/j d’alpha-tocophérol, et a augmenté les concentrations plasmatique et érythrocytaire d’alpha-tocophérol.

 

        

 

Une autre étude vient de démontrer qu’un régime alimentaire associant certains aliments, dont les amandes, mais aussi le soja, la viande maigre et le poisson (régime appelé Portfolio) peut réduire le LDL -cholestérol autant qu’une statine prescrite en traitement de première intention. Publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition (2006;83:582-91), l’étude réalisée par les Dr David Jenkins  et Cyril Kendall (université de Toronto) a duré 12 mois et a inclus 55 hommes et femmes auxquels un régime composé de certains aliments réputés favorables pour le système cardiovasculaire a été prescrit: amandes, stérols végétaux (margarines enrichies), protéines de soja (tofu, aliments et boissons à base de soja) et fibres solubles (flocons d’avoine, orge, certains fruits et légumes). Un an après, un tiers des patients ayant suivi ce régime ont vu leur taux de cholestérol diminué de 20 % ou plus. À noter que deux sujets sur trois dans ce groupe avaient inclus du poisson et des viandes maigres dans leur régime. Un autre tiers, qui avait suivi ce régime de façon  moins rigoureuse  a vu son taux de LDL -cholestérol réduit de 15 % en moyenne. Enfin, ceux qui s’étaient le moins conformés au régime ont vu leur taux de  cholestérol diminuer de 10 %

 

 

Par Dr Paul Barbe
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Lundi 24 avril 2006

Tiré du journal Le Parisien


Le Parisien remarque que « 13 femmes ont été hospitalisées après avoir pris un médicament prescrit par le même médecin et fabriqué dans la même pharmacie parisienne ».
Le journal précise que « la police tente de savoir si ce traitement a causé la mort » d’une femme de 57 ans, mais « les enquêteurs n’ont encore aucune certitude ».
Le quotidien indique que ce médicament est à base d’extraits thyroïdiens, et note que les 13 femmes hospitalisées
« présentent des signes d’intoxication thyroïdienne sévère (palpitations, fièvre, troubles de la conscience, vomissements…) ».
« Deux d’entre elles se trouvaient dans un état critique même si leur santé avait tendance à s’améliorer depuis vendredi dernier »
, poursuit Le Parisien.
Le Parisien note que
« les résultats des analyses en cours à l’Afssaps devraient permettre de dire s’il s’agit d’un problème de surdosage au moment de la préparation pharmaceutique ou d’une matière première défectueuse ».
« Il faudra également comprendre pourquoi les médecins n’ont pas fait le lien entre le décès [de la patiente] et l’absorption des gélules incriminées »
, ajoute Le Parisien.

 

Je pense qu'il est utile de rappeler que les extraits thyroidiens (Triac, triacana, ...) n'ont jamais fait maigrir!!! Ils fatiguent et entrainent une perte de la masse maigre (les muscles!!) dans le meilleur des cas  mais surement pas de la masse grasse.

Au 21eme siecle le mythe de la pilule miracle court toujours...

Par Dr Paul Barbe
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Mardi 25 avril 2006

Aux Etats-Unis la prévalence de l’obésité et du surpoids dans la population générale chez les 20-74 ans atteignait en 2000 le chiffre de 64,5 %. Dans ce contexte la prévalence du syndrome métabolique augmente en parallèle. Quel est l’impact de ce phénomène sur l’incidence des pathologies cardiovasculaires ?

Afin de répondre à cette question, une étude longitudinale a été réalisée en population générale à San Antonio (Texas). Un échantillon randomisé de 5 158 personnes âgées de 25 à 64 ans a été constitué en deux temps. La première cohorte a été suivie de 01 /1979 à 12 /1982 avec un examen de suivi dans la période située de 10 / 1987 à 11 / 1990 (médiane 8 ans) et la deuxième cohorte a été suivie de 01 /1984 à 12 / 1988 avec un examen de suivi dans la période située de 10 / 1991 à 10 / 1996 (médiane 7,4 ans). Au total 71 % des participants ont été revus lors de l’examen de suivi, des contacts téléphoniques ont permis de compléter les données concernant les événements cardiovasculaires pour 90 % de la cohorte initiale. Le syndrome métabolique était défini (critères du NCEP III) par l’association d’au moins 3 des 5 critères suivants : tour de taille supérieur à 102 cm pour un homme ou à 88 cm pour une femme, hypertriglycéridémie (? 1,7 mmol/l), hypoHDL-cholestérolémie (<1 mmol/l pour un homme ou <1,3 mmol/l pour une femme), hypertension artérielle (?130/85 mm Hg) ou HTA traitée, hyperglycémie à jeun (?5,6 mmol/l) ou diabète traité.

Lors de l’entrée dans l’étude, un syndrome métabolique était moins souvent retrouvé dans la première cohorte que dans la deuxième : pour les hommes la prévalence était de 20,4 % pour la période 1979-1982 et de 29,3 % pour la période 1984-1988 (p<0,001) ; pour les femmes la prévalence était de 16,3 % pour la période 1979-1982 et de 26,3 % pour la période 1984-1988 (p<0,001). Lors du suivi, il existait une augmentation de la prévalence du syndrome métabolique dans les deux cohortes (p<0,001). L’incidence des pathologies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, geste de revascularisation coronaire, décès d’origine cardio-vasculaire) était de 5,8 % (n = 269). Après prise en compte de l’âge, du sexe, de l’origine ethnique, du statut socio-économique, des antécédents cardiovasculaires personnels et familiaux, du taux de cholestérol total, de l’existence d’un diabète, du tabagisme, il existait une augmentation significative du risque de survenue d’une pathologie cardiovasculaire dans la deuxième cohorte par rapport à la première cohorte. La prise en compte de l’existence d’un syndrome métabolique rendait cette différence non significative. En cas de syndrome métabolique le risque de survenue d’une pathologie cardiovasculaire était augmenté d’un facteur 1,58.

Cette étude réalisée en population générale au Texas montre qu’entre 1979 et 1996 la prévalence du syndrome métabolique a régulièrement augmenté. Cette augmentation de la prévalence du syndrome métabolique a un impact sur le risque de survenue d’une pathologie cardiovasculaire.

Par Dr Paul Barbe
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Mercredi 26 avril 2006


Le Parisien, La Croix, Libération, L’Humanité


C’est ce que titre Le Parisien sur sa Une, indiquant que « le ministère de la Santé va se pencher sur le business des régimes ».
Le journal revient sur « l’affaire des gélules minceur à la thyroïde », et note que « la pharmacie parisienne qui [les] fabriquait a été fermée hier et une perquisition a eu lieu au cabinet du médecin prescripteur ».
Le Parisien cite le directeur général de la santé, Didier Houssin, qui a indiqué hier que dans cette affaire, « nous avons un décès, 5 personnes en réanimation avec des troubles neurologiques ou des comas, et 14 patients encore hospitalisés ».


Le quotidien remarque que « cette affaire illustre la face sombre de la médecine antirondeur », et relève que « 6 traitements présentent des risques mortels » : les apports en thyroïde, les coupe-faim, les produits antidiabétiques, les produits diurétiques, les préparations à base de plantes et la gastroplastie.
Le Parisien interroge en outre le Dr Patrick Pelloux, qui déclare qu’« il faut réglementer ce business ».
Le président de l’Amuhf remarque ainsi que « cette affaire illustre les dérives graves de certains spécialistes libéraux qui font n’importe quoi ».


La Croix retient pour sa part que selon le ministère de la Santé, une patiente est « bien décédée des suites du traitement » pour maigrir à base d’extraits thyroïdiens.


Libération indique de son côté que le bilan « s’alourdit ».


Le journal relève en effet que selon Didier Houssin, 73 personnes sont « susceptibles d’avoir été exposées » aux gélules incriminées.


Libération observe en outre qu’« il semble que les personnes intoxiquées prenaient plutôt les gélules d’extraits thyroïdiens afin de perdre du poids que pour compenser une insuffisance de la glande thyroïde ».

Par Dr Paul Barbe
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Samedi 1 juillet 2006

Comme l’estime le Pr Bernard Guy-Grand (Nutrition, CHU La Pitié Salpetrière, Université Paris VI), les relations entre les apports calciques (notamment d’origine laitière), la composition corporelle et l’importance de la masse grasse ne semblent pas scientifiquement démontrées à ce jour.

 

 

Une série d’études sur adipocytes murins ou humains a montré qu’ils possèdent des récepteurs à la vitamine D 3 et que leur liaison à cette vitamine favorise l’entrée intra-cellulaire de calcium conduisant à une augmentation de la lipogenèse de novo, et à une réduction de la lipolyse.

Dès lors, des apports calciques élevés, diminuant les taux circulants de vitamine D3, seraient susceptibles d’être le lien entre rapport calcique et la prise de poids.

Mais d’autres hypothèses sont également plausibles, dont les mécanismes d’action mériteraient d’être précisés à l’avenir.

Les études épidémiologiques montrent une relation inverse entre l’apport en calcium et le poids corporel mais la causalité directe n’a pas été démontrée car les études sont rétrospectives, et n’ont pas été conçues pour évaluer la relation calcium/obésité.

Par ailleurs, les études d’intervention sont contradictoires. Il semble que le calcium laitier soit plus efficace que la calcium minéral, qu’il facilite la perte de poids durant un régime, mais qu’il ne modifie pas pour autant l’évolution pondérale en dehors du contexte d’un régime restrictif.

 

Par Dr Paul Barbe
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Lundi 16 octobre 2006

Les oméga 3 et le régime méditerranéen à l’évaluation

 

 .

 

Deux pistes diététiques dans l’Alzheimer

 

 

 

DEUX ÉTUDES publiées par la revue « Archives of Neurology », l’une dans le numéro d’octobre et l’autre dans le numéro à paraître en décembre, proposent deux pistes diététiques pour réduire les troubles cognitifs liés à la maladie d’Alzheimer.

 

La première de ces études visait à comparer l’effet d’une supplémentation en acides gras oméga 3 par rapport à la prise de placebo chez 204 personnes atteintes de cette affection neurologique. Pendant six mois, 89 patients (51 femmes et 38 hommes) ont reçu chaque jour 1,7 g d’acide docosahexaenoic (DHA) et  0,6 g d’acide eicosapentaenoic (EPA) et 85 autres patients (39 femmes et 46 hommes) ont reçu quotidiennement du placebo. L’état physique, biologique et psychologique des sujets inclus a été évalué au moment de l’entrée dans l’étude ainsi qu’à six mois et un an.

 

Après six mois de suivi, aucune différence en termes de déclin cognitif n’a été signalée entre les deux groupes de patients. Néanmoins, chez les 32 sujets qui ne présentaient que des troubles peu importants en début d’étude, le déclin des fonctions cognitives était moindre chez les sujets recevant les acides gras que chez les témoins.

 

 

Une action anti-inflammatoire?

 

Les auteurs soulignent que « le mécanisme qui sous-tend l’effet des acides gras oméga 3 sur les fonctions cognitives n’est pas encore connu avec précision, mais il pourrait passer par une action anti-inflammatoire. Chez les personnes les plus atteintes, dont les lésions neurologiques sont installées, l’effet anti-inflammatoire pourrait ne pas être suffisant pour permettre une régression des troubles neurologiques ».

 

La seconde étude à paraître en décembre 2006 avait pour objet d’évaluer l’influence du régime méditerranéen sur l’état cognitif d’un groupe de 1 984 adultes âgés en moyenne de 76,3 ans et dont 194 souffraient de maladie d’Alzheimer confirmée. Les auteurs ont analysé le comportement alimentaire sur les douze mois précédents en prenant en compte un score de 1 à 10 suivant le lien entre les apports alimentaires réels et les apports conseillés dans le cadre du régime méditerranéen. Plus les apports réels étaient proches des apports conseillés, moins le risque de maladie d’Alzheimer était important. Pour chaque augmentation d’une unité du score alimentaire, il existait une baisse de 19 à 24 % du risque neurologique. Les auteurs suggèrent que « la baisse du risque de maladie d’Alzheimer pourrait passer par une baisse du risque vasculaire, ce qui tendrait à prouver qu’il existe des mécanismes communs entre les pathologies cardio-vasculaires et les maladies neurologiques dégénératives ».

 

« Archives of Neurology », octobre et décembre 2006

 

 

Par Dr Paul Barbe
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Samedi 3 février 2007

Alcool et édulcorants de synthèse : un mélange explosif ?

 

 

Les édulcorants de synthèse semblent accélérer la vidange gastrique, si l’on en croit les résultats d’un essai croisé dans lequel ont été inclus 8 volontaires sains de sexe masculin.

 

Les participants ont consommé alternativement, à 24 heures d’intervalle, une vodka orange (30 g d’éthanol dans 600 ml de jus de fruit), contenant soit du sucre (478 calories au total), soit un édulcorant (225 calories).

 

Avec la boisson aux édulcorants, la vidange gastrique a été plus rapide (T1/2=21,1+/-9,5 mn) qu’avec la vodka orange traditionnelle (T1 /2=36,3+/-15,3 mn, p<0,01).

 

En corollaire, la concentration maximale d’éthanol a été plus élevée avec la vodka «diet» (0,053+/-0,006 versus 0,0034+/-0,008 g %, p<0,001), de même que la surface sous la courbe entre O et 180 mn après l’ingestion des dits breuvages (5,2+/-0,7 vs 3,2+/-0,7 unités, p<0,001).

 

 

Si la consommation de cocktails alcoolisés, contenant des édulcorants de synthèse, permet « d’économiser » les calories elle accélère la vidange gastrique et l’alcoolémie a tendance à grimper plus haut et plus vite, ce qui n’est pas sans conséquences fâcheuses.

 

Par Dr Paul Barbe
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Samedi 3 février 2007

 

 

« La nuit, les conditions métaboliques sont défavorables à toute prise alimentaire», explique Monique Romon (Lille).

Après le repas nocturne, l’insulinémie, la glycémie et la triglycéridémie sont, en effet, plus élevées que si le repas avait été consommé en journée.

« Les travailleurs de nuit, dont les rythmes sont désynchronisés s’exposent ainsi à un risque cardiovasculaire augmenté», ajoute-elle. Sans oublier le risque de surpoids. En cause la thermogénèse postprandiale et la dépense énergétique plus faible après un repas pris la nuit.

 

 

Le comble du travailleur de nuit ? Le manque de sommeil.

 

Celui-ci augmente la sécrétion de ghréline, hormone qui déclenche la faim et stimule l’appétit pour le gras et le sucré.

 

Par Dr Paul Barbe
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